Affaire Moussa Condé : Entre révélations fracassantes et zones d'ombre
Limogé de la Direction de la Communication et de l'Information (DCI) de la Présidence, Moussa Condé est enfin sorti de son silence.
À travers une vidéo publiée sur son compte Facebook, l'ancien collaborateur du Chef de l'État a fait des aveux qui secouent la toile.
L’interception fatale Condé admet avoir soudoyé un membre de la garde présidentielle pour obtenir des informations "sensibles" le concernant. Il aurait transféré la somme de 500 000 GNF par Mobile Money (OM) à cet agent.
Cet appel, placé sous surveillance, a été intercepté par les services de sécurité.
Suite à son interpellation, l'analyse de son téléphone aurait révélé des échanges avec des marabouts et des blogueurs qui son contre le régime Mamadi Doumbouya.
Depuis Condé mon échange avec les marabouts c'est d'abord garantir ma protection mystique pour ne jamais être démis de mes fonctions.
Les enquêtes auraient également mis en lumière une gestion opaque des ressources, notamment le détournement présumé des primes de ses collaborateurs, ainsi que des comportements jugés inappropriés (présence de jeunes femmes) au sein des bureaux officiels.
La vidéo, devenue virale, divise l'opinion publique.
Si Moussa Condé semble assumer ses actes face caméra, une question centrale brûle les lèvres des internautes :
> Ces aveux ont-ils été faits de plein gré ou résultent-ils d'une pression psychologique ou physique durant sa détention ?
>
Le ton de la vidéo, la gestuelle de l'ancien directeur et le contexte de son limogeage alimentent toutes les théories sur les réseaux sociaux.
S'agit-il d'une volonté de transparence pour "alléger sa conscience" ou d'un scénario dicté pour clore l'affaire ?
Kunafoni Teliman